La critique de la pensée en ordre de valeurs en Allemagne

Gerald Böhm

 

« La critique de la pensée en ordre de valeurs en Allemagne » traite la tension qui existe entre les valeurs d’une constitution et le changement et les effets de ces valeurs sur la constitution. Comme, dans le militaire, les valeurs et les vertus sont d’une grande importance, mais aussi très traditionnelles, on trouve ici la possibilité de tirer des conclusions pour une formation prospective dans l’Armée fédérale autrichienne. Cette idée suit le principe que, aussi dans le futur, les prescriptions légales vont former le cadre pour les actions militaires en Autriche. Pour l’Armée fédérale autrichienne, en tant qu’institution étatique basée sur la constitution, il est important de reconnaitre les compétences et les pouvoirs accordés par les lois. En effet, ce principe ne forme pas seulement le cadre d’actions pour le service militaire quotidien, mais aussi pour les opérations menées en Autriche et à l’étranger. Dans les opérations menées à l’étranger, la coopération avec les forces armées des autres pays est très importante pour l’Armée autrichienne. Il est donc nécessaire de comprendre ces partenaires. Pour cette raison, on a choisi la constitution allemande comme sujet principal de cet article afin de renforcer la compréhension envers un partenaire dans le sens de la compétence interculturelle. En fin de compte, la reconnaissance d’un système objectif de valeurs dans la constitution allemande (« Grundgesetz ») en relation avec les effets sur les tiers des droits fondamentaux et l’article 31, paragraphe 1 de la loi constitutionnelle fédérale ont mené au fait que les droits fondamentaux agissent sur tous les domaines de la loi, aussi á tous les différents niveaux ; que, par le biais du statut constitutionnel, il est possible de « surveiller » et de « changer » les droits fondamentaux par la Cour constitutionnelle fédérale ; que la compétence de la Cour constitutionnelle fédérale s’est aussi étendue aux erreurs d’interprétation dans le cadre de l’application du droit élémentaire si les droits fondamentaux sont concernés par ces erreurs et que la Cour constitutionnelle fédérale est devenue un acteur politique dans le circuit de régulation « droit - morale - politique » à cause des changements déjà effectués par elle-même (voir plus haut). Le reproche dans les différentes critiques est qu’on ne peut pas suffisamment bien ou pas du tout retracer de façon rationnelle les interprétations individuelles de valeurs. Cela dépend surtout des émotions très personnelles qui sont directement liées aux valeurs, parce que la plupart du temps les émotions sont plus fortes que la raison. A l’extrême, on peut se poser les questions de savoir si les émotions deviennent partie du droit à travers les valeurs et si l’état protège ou nous accorde nos émotions. Du point de vue militaire, les précédents ou les décisions de la Cour constitutionnelle fédérale qui exercent plus tard des effets sur la juridiction mentionnée plus haut peuvent être vus comme une restriction de la marge de manœuvre et d’interprétation subordonnées.